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LE ROI DES ANIMAUX

LE ROI DES ANIMAUX

Parmi les pièces du jeu d’échecs, le roi a un statut particulier, comme le lion dans la savane. Comme lui, il occupe l’essentiel de son temps de jeu à une gigantesque sieste. Comme lui, il est marié a une épouse qui bat l’essentiel du boulot ; rassasier son mari en zèbres ou flanquer une raclée aux lionceaux qui refusent de manger du gnou.
Comme lui, à la fin de la journée, quand la lionne a fait le ménage, il parcourt son terrain de chasse pour croquer ce qu’il peut.

Dimanche, contre Bordeaux Saint-Bruno, les rois ont rugi… De désespoir !

Par exemple, à l’échiquier 1, plaignons le roi de l’adversaire de Maxime, obligé de monter en première ligne pour pallier l’absence des 3 pions grapillés par les blancs : 1-0.

A l’échiquier 2, Raphaël a mené un jeu très offensif, trop offensif peut être, qui l’a amené à dégarnir son roque pour jeter ses pions-roi dans l’attaque : 1-1.

A l’échiquier 3, mon propre roi, emberlificoté dans sa défense a été obligé de céder une tour contre un fou. Mon cavalier n’a pas fait le poids en finale contre la tour survivante : 1-2.

A l’échiquier 4, une partie italienne ! Victor aurait dû échanger les fous au 8ème coup et maintenir la pression sur le roi adverse : 1-3.

Enfin, à l’échiquier 5, Liam a bien joué en mettant vite sa tour sur une colonne ouverte mais, il a vite perdu son pion isolé, indéfendable : 1-4.

En conclusion, je dirai qu’à l’heure de ranger les pendules et d’éteindre la lumière, José, Didier et moi, nous avons rapidement échanger nos impressions :
– Roâââr : a dit José, en s’appropriant l’avant-dernier morceau de cake aux carambars !
– Grouu! ai-je répondu, tout en disputant à un vautour le dernier morceau.
– Brooooof? a rétorqué Didier, en considérant d’un oeil intrigué le plat en inox désormais vide.

En bref, le cake aux carambar de la maman de Maxime est désormais une tradition culturelle inaliénable. Bon à savoir pour la saison prochaine.
Rendez-cous en septembre les futurs Carlsen!

Mangez des pâtes !

Jean-Michel Labourdique.

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Un loisir de tous les âges

Un loisir de tous les âges

Créé en 1985, l’association a pour objectif l’enseignement, la pratique et la propagande du jeu d’échecs, notamment envers les jeunes et les scolaires.

L’échiquier club du Créonnais est ouvert à tous les âges, du joueur débutant au plus confirmé. Chaque année, au mois d’aout, l’association organise une manifestation de portée internationale, avec la présence sur Créon, de grands champions d’échecs.

Nationale 2 Jeunes – Bilan de saison 2021-2022

Nationale 2 Jeunes – Bilan de saison 2021-2022

Après une saison 2019-2020 qui s’est achevée avant son terme à cause de la crise sanitaire et une saison 2020-2021 sans aucune compétition, l’espoir de pouvoir enfin rejouer aux échecs lors de rencontres interclubs a motivé la plupart des jeunes Créonnais habitués à la compétition.

1ère journée : Agen

Mais la saison a commencé difficilement pour l’équipe de jeunes de Créon. Seuls six joueurs au lieu de huit ont répondu présent pour les deux premières rondes qui se sont disputées à Agen le 21 novembre 2021. En effet, malgré un nombre important de jeunes joueurs au sein du club, le règlement impose des règles strictes quant à la composition de l’équipe par catégorie d’âge. Certains ont donc dû jouer dans une catégorie supérieure mais aucun joueur de moins de 10 ans n’a accepté d’occuper les échiquiers 7 et 8, généralement par manque d’expérience. Après avoir hésité, l’équipe est donc partie avec le minibus gracieusement mis à disposition par la ville de Créon, conduit par Géraldine.

L’équipe de Colomiers, faisant face à encore davantage de difficultés, obligée de déclarer forfait à cause de nombreux enfants touchés par le Covid, permet à l’équipe de Créon de gagner par forfait le matin.

L’après-midi, l’équipe de Créon, composée de Samuel, Emma, Delphine, Corentin, Maxime et Liam, a héroïquement arraché le match nul, malgré les forfaits aux échiquiers 7 et 8, face à l’équipe de Toulouse Lardenne II.

Les joueurs sont prêts !
Une équipe satisfaite de son résultat et qui ne regrette pas le voyage !

2ème journée : Bordeaux

Le 5 décembre, la même équipe Créonnaise, composée de six joueurs seulement, a rencontré les équipes de l’Union Saint Bruno Bordeaux Échecs et de Tresses. Malheureusement, même si, individuellement Delphine, Samuel, Corentin et Liam ont pu ajouter une victoire à leur palmarès, la journée s’est soldées par deux défaites pour l’équipe.

3ème journée : à domicile !

À Créon, le 9 janvier, l’équipe était enfin complète ! Mani et Aloys ont rejoint l’effectif pour jouer leurs premières parties longues et notées officielles ! Hélas, seuls Corentin et Maxime sont sortis victorieux. L’équipe a donc encaissé une défaite.

4ème journée : Agen

La dernière rencontre s’est déroulée le 20 mars. La composition de l’équipe Créonnaise a été difficile à cause de l’absence d’Emma et de Liam. Mais Samuel, Delphine, Maxime, Corentin et Mani ont été ravis d’accueillir dans leurs rangs Raphael V. et Raphael C. Un joueur a donc manqué à l’équipe qui s’est à nouveau déplacée à Agen en minibus conduit par Jacques. Malgré les victoires de Samuel, Delphine et Maxime, l’équipe de Créon s’est inclinée face à l’équipe de Pau Berlioz.

Le classement final

Le classement final des sept équipes du Groupe XI de la Nationale II Jeunes fait apparaître l’équipe de Créon à la 5e place : un résultat inespéré compte-tenu des effectifs réduits lors de certaines journées, mais un résultat récompensant la combativité de nos jeunes joueurs qui ne se sont pas découragés face aux difficultés.

La prochaine saison

La saison prochaine, l’équipe sera certainement renforcée par de nouveaux jeunes, comme l’ont fait avec bravoure Raphael, Aloys, Mani et Raphael cette année.

Les parties longues disputées en matchs interclubs jeunes sont une formidable expérience. L’analyse des parties jouées permet de corriger les erreurs et augmentent les connaissances et les capacités de chacun au fur et à mesure. La pratique de la compétition permet d’apprendre à bien gérer le temps de réflexion restant à la pendule. La réussite vient ensuite.

Le partage d’expérience entre les joueurs plus habitués et les plus jeunes forge peu à peu un esprit d’équipe. Et celui-ci sera renforcé la saison prochaine grâce à une nouvelle arme secrète : de nouveaux T-shirts aux couleurs de l’Échiquier Club Créonnais !

LES CHOSES SERIEUSES

LES CHOSES SERIEUSES

Tout à la fin d’un vieux western, Duel à OK Corral, Kirk Douglas s’assied à une table de poker et dit « On va enfin passer à des choses sérieuses ».

Hier, nous nous sommes assis derrière nos échiquiers dans le même état d’esprit que Kirk Douglas : ça allait chauffer!
L’atmosphère était aussi électrique qu’au Grand Saloon de Tombstone quand le patron, inquiet, protège le miroir derrière le bar et que le pianiste, tout en jouant, jette derrière son dos des coups d’œil affolés.

A l’échiquier 5, Raphaël Vandesquille, avec les blancs, a fait ses premières armes en régionale. Bienvenue parmi nous Raphaël!
Il a fait une belle ouverture, grapillé un pion d’avance, puis tout perdu en jouant trop vite. Comme disait John Wayne, il faut viser avant de tirer : 0-1.

A l’échiquier 4, j’ai joué une sicilienne un peu aventureuse, persuadé que John Wayne avait dit des bêtises et que l’essentiel est de tirer n’importe où et puis, après, de dessiner la cible sur le mur. Mon roi s’est rapidement trouvé aussi seul que Gary Cooper dans « Le train sifflera trois fois ». J’ai sauvé les meubles grâce à un échec perpétuel : 0,5-1,5.

A l’échiquier 3, Maylis a également joué avec les blancs, une sicilienne, une ragozine. Comme à son habitude, son cavalier, rapidement projeté dans les lignes adverses, a fait des ravages. Un cavalier encore plus malin que Cisco, le cheval isabelle de Kevin Costner dans « Danse avec les loups » : 1,5-1,5.

A l’échiquier 2, Yves a joué une française variante d’avance. Rapidement, le capitaine adverse s’est jeté sur son roque et la dame blanche a pu toiser le roi noir du même œil que la femme du capitaine toise, le joueur professionnel dans « Une diligence » de John Ford : 1,5-2,5.

Enfin, à l’échiquier 1, un Fernandez pouvant en cacher un autre, Léon, le fils de José, a fait régner la loi à l’ouest du Pecos : 2,5-2,5.

Un grand merci à nos amis de Saint-Médard-en-Jalles pour toutes ces parties !

Prochaine ronde le 3 avril à Bordeaux contre l’AGJA, les futurs Carlsen. En attendant,mangez des pâtes !

Jean-Michel Labourdique

QUE LE GRAND CRIC ME CROQUE !

QUE LE GRAND CRIC ME CROQUE !

Au début de « Tintin au Tibet », Tintin joue aux échecs avec le capitaine Haddock et ce dernier joue si lentement que son adversaire s’endort pendant la partie.

Notre ronde 4 contre Albert-le-Grand n’avait, elle, rien de soporifique. Les parties ont été aussi vivantes et colorées que les jurons du capitaine Haddock. Quelques exemples :

  • A l’échiquier 1, Yves a joué une défense française contre un 1825 elo et, Tonnerre de Brest, il l’a battu!
    En effet Yves possède, malgré ses 1407 elo, un répertoire vaste comme les cryptes du château de Moulinsart : 1-0.
  • A l’échiquier 2, j’ai joué une anglaise ; une ouverture vieille comme l’australopithèque. Mon adversaire m’a tendu un pion empoisonné qu’il ne fallait pas prendre et que j’ai pris. Il a aussitôt fondu sur mon roi avec la férocité de Rackam-le-Rouge dans le « Secret de la Licorne » : 1-1.
  • A l’échiquier 3, Maylis a joué une superbe est-indienne. Les cavaliers qu’elle a réussi à implanter dans le camp adverse étaient aussi solidaires que Dupond et Dupont. Avec une Dame aussi agile et primesautière que la Castafiore dans ses trilles, elle a rapidement malmené le roi adverse : 2-1.
  • A l’échiquier 4, Maxime mérite la Tagliatelle d’Or pour le sacrifice de tour qui lui fait gagner la partie. Grâce à une meilleure structure de pions il avait déjà une sérieuse option sur la victoire. Quel sacrifice! Le pauvre roi était arraché à son roque comme le yéti à sa caverne hirsute et affolé : 3-1.
  • Enfin, à l’échiquier 5, Liam a mené une belle italienne des 4 cavaliers. Il a roqué quand il fallait. C’est bien Liam, même si la victoire n’est pas au rendez-vous.

Pour conclure : Victoire sur nos amis d’Albert-le-Grand! Quand Créon C fâché, senor, lui toujours faire ainsi.

Signalons que nos 3 vainqueurs de l’équipe ont battu des adversaires qui avaient 200, 350 , 420 elo de plus qu’eux. Belles performances moussaillons ! Vous n’êtes pas des moules à gaufres !

Et merci, mille fois merci pour le gâteau aux carambars No 2 que nous avons partagé avec nos adversaires.

Prochaine ronde le 13 mars à Créon les futurs Carlsen. En attendant, mangez des pâtes!

Jean-Michel

LE JOUR DES ROIS

LE JOUR DES ROIS

« Un roi sans divertissement est un homme plein de misères » disait Pascal. Eh bien… Nos rois se sont bien amusés hier! Quelques exemples :

  • A l’échiquier 1, notre ami Yves Molinier, ancien président de Créon, affrontait l’ancien président de Libourne. On aurait pu croire à un amical colloque. Quelle erreur! Quoiqu’ayant débuté du pion de la Dame, Yves a sorti ses pièces à la vitesse d’un missile et a rapidement terrassé le monarque adverse; 1-0.
  • A l’échiquier 2, j’ai joué une sicilienne. Pendant que mon roi, débonnaire et pantouflard, restait à l’abri de l’Epahd de ses pions, le roi blanc s’épuisait en des courses incertaines; 2-0.
  • A l’échiquier 3, Maxime a fait une super partie. Il est arrivé en finale avec, comme le capitaine libournais, son adversaire, 2 tours et 6 pions. Son roi, beaucoup plus intrépide que le mien, s’est avancé dans le camp noir jusqu’à une case où il a, jusqu’à la fin, contrôlé tout le jeu.
    Bravo Maxime! Le roi, infiniment fragile en début de partie, devient une pièce redoutable en finale ; 3-0.
  • A l’échiquier 4, Victor a eu l’idée de sortir trop vite des sentiers battus. Victor, après e4-e5, essaie de jouer une italienne, ou une espagnole. Confiance ; 3-1 !
  • Enfin, à l’échiquier 5, Liam a joué avec les blancs un bon début de partie. Il a perdu mais le sérieux de son ouverture est encourageant.

Bravo les futurs Carlsen! Je compte sur vous le 30 janvier quand nous recevrons Albert-le-Grand.

Un grand merci à nos amis Libournais, si sportifs, à l’arbitre, si sympathique et aux parents, toujours si dévoués.

Jean-Michel