LES CHOSES SERIEUSES

LES CHOSES SERIEUSES

Tout à la fin d’un vieux western, Duel à OK Corral, Kirk Douglas s’assied à une table de poker et dit « On va enfin passer à des choses sérieuses ».

Hier, nous nous sommes assis derrière nos échiquiers dans le même état d’esprit que Kirk Douglas : ça allait chauffer!
L’atmosphère était aussi électrique qu’au Grand Saloon de Tombstone quand le patron, inquiet, protège le miroir derrière le bar et que le pianiste, tout en jouant, jette derrière son dos des coups d’œil affolés.

A l’échiquier 5, Raphaël Vandesquille, avec les blancs, a fait ses premières armes en régionale. Bienvenue parmi nous Raphaël!
Il a fait une belle ouverture, grapillé un pion d’avance, puis tout perdu en jouant trop vite. Comme disait John Wayne, il faut viser avant de tirer : 0-1.

A l’échiquier 4, j’ai joué une sicilienne un peu aventureuse, persuadé que John Wayne avait dit des bêtises et que l’essentiel est de tirer n’importe où et puis, après, de dessiner la cible sur le mur. Mon roi s’est rapidement trouvé aussi seul que Gary Cooper dans « Le train sifflera trois fois ». J’ai sauvé les meubles grâce à un échec perpétuel : 0,5-1,5.

A l’échiquier 3, Maylis a également joué avec les blancs, une sicilienne, une ragozine. Comme à son habitude, son cavalier, rapidement projeté dans les lignes adverses, a fait des ravages. Un cavalier encore plus malin que Cisco, le cheval isabelle de Kevin Costner dans « Danse avec les loups » : 1,5-1,5.

A l’échiquier 2, Yves a joué une française variante d’avance. Rapidement, le capitaine adverse s’est jeté sur son roque et la dame blanche a pu toiser le roi noir du même œil que la femme du capitaine toise, le joueur professionnel dans « Une diligence » de John Ford : 1,5-2,5.

Enfin, à l’échiquier 1, un Fernandez pouvant en cacher un autre, Léon, le fils de José, a fait régner la loi à l’ouest du Pecos : 2,5-2,5.

Un grand merci à nos amis de Saint-Médard-en-Jalles pour toutes ces parties !

Prochaine ronde le 3 avril à Bordeaux contre l’AGJA, les futurs Carlsen. En attendant,mangez des pâtes !

Jean-Michel Labourdique

Les commentaires sont clos.